Embrasser la nuit, s’y fondre, épouser l’ombre pour mieux s’émerveiller du passage furtif des lucioles…

C’est ici, dans les douceurs sucrées du silence que l’on pénètre le ventre de la lanterne magique. Les lumières sont fugitives, hésitantes et fragiles.

La nuit toute entière est chambre noire et dans sa fenêtre ouverte viennent se projeter tous les mystères du monde : fantômes derviches, ombres filantes et vaporeuses échappées de la lampe d’Aladin, silhouettes élastiques des chats.

Ce monde là est peuplé d’étoiles et de rêves d’enfants.

J.M.T

Août 1993