Le bateau sur l’eau, Naples-Italie 1988
Naples, Italie – 1986

Photographies, textes poétiques, films, l’oeuvre de Jean Marc Tingaud, révélée à la fin des années soixante-dix, est polymorphe et centrée sur les questions de la destinée et de la mémoire.

S’agissant de photographie, sa série des Intérieurs a fait date et marqué un territoire, celui de la mémoire intime, du portrait désincarné. L’ensemble des Objets d’amour (1987) ou encore des Correspondances (1985) explore les mêmes espaces, dans des dualités où l’humain est représenté.

Dans l’ensemble des Mémoires, les séries Égyptiennes (1984-85), Stèles (1985) et Moais, (1989) se tournent vers l’archéologie. Dans cette dernière, la représentation funéraire s’insère dans celle des éléments, manifestation perpétuelle du vivant. La théorie du chaos* inspire les séries 12 Stations face à la mer (1988), Spirales (1990), réalisée dans l’île de Maré en Nouvelle Calédonie 12 Stations face à la mer (1992).

In situ-ex situ interroge la destinée des œuvres d’art.  La série Justine réalise la  fusion de représentations érotiques des XVIIIe et XXe siècle.

Dans les dernières séries Parigraphie poursuit cette recherche avec des moyens de prise de vues -smartphone- et des objets d’études pauvres: assemblages improbables et changeants d’affiches recouvertes, lacérées, déchirées, de dessins ‘sauvages’, traces et graffitis. Dans la suite des Intérieurs, Eden explore les jardins, miroirs des âmes et des vies.

Parenthèse poétique, Medinas est une déambulation nocturne, onirique et rêveuse, dans les villes impériales du Maroc où il est représenté par la Galerie 127 à Marrakech.